Viktoria Veisbrut (Russie)

Bio :

Muraliste, artiste pop-art et néo pop-art, Viktoria Veisbrut s’attaque à toute une multitude de supports (toiles, murs, sculptures, objets du quotidien, vêtements, etc.)  ainsi qu’à un nombre incalculable d’images et de référents culturels. Ses oeuvres denses aux couleurs éclatantes affichent une maîtrise de l’hyperréalisme, du volume et de la 3D pour mieux submerger nos rétines d’informations.

Autrice du concept de “l’infoxication”, comprenez la contraction d’ “information” et d’ “intoxication”, l’artiste réalise et réfléchit sur les environnements saturés en informations dans lesquels vivent actuellement les humain·e·s. Certes, le corps se nourrit d’aliments, mais ce sont les informations qui constituent la nourriture de l’esprit explique Viktoria Veisbru. Les informations que l’esprit ingurgite auraient un impact direct sur notre santé psychologique, nos valeurs et notre personnalité. Digérées, ces informations modèlent, transforment et abreuvent les esprits explique l’artiste. Ainsi, la société de l’information, de l’image et du numérique a pour conséquence de profondément marquer notre être voire de le déstabiliser. Ainsi, un surplus de données provoquerait une absorption incontrôlée de celles-ci chez les humain·e·s, telle une indigestion voire une intoxication…

C’est pourquoi on retrouve chez Viktoria Veisbrut le style pictural de l’infoxication représenté par ses Vikita, sortes de poupées/peluches multicolores composées d’une ribambelle de référents culturels populaires tels des marques internationales, artistes célèbres du pop-art ou d’art contemporain, personnages de cartoons… Les Vikita, des super-héroïnes aux yeux de leur créatrice, symboliseraient notre génération qui, bien que influencée par les personnes “réelles”, se serait formée et développée à travers les personnages de fiction de films, dessins animés, séries, etc. Chacun·e de ces héro·ïne·s, laisserait des pans de sa personnalité chez les spectateur·rice·s. Les Vikita s’apparentent à l’alliance de tou·te·s ces personnages fictif·ve·s qui nous accompagnent au quotidien. L’ensemble de ces identités fondées sur une profusion de marqueurs politiques, culturels, religieux constituerait alors notre personne.

Abordant le confinement et son après, la vie quotidienne, la surcharge d’informations ou encore l’impact de l’omniprésence des technologies dans nos vies, l’artiste questionne des aspects liés à notre société de l’information présentée comme une spirale sans fin.

Page Instagram : @veisbrut_art  

 

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